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JUIN
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JUIN
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Témoignages

Guillaume Delbar: "porter l'innovation sociale est un vrai combat"

Guillaume Delbar 222Rencontre avec Guillaume Delbar, vice-président délégué à la rénovation urbaine, au logement, à l’innovation numérique et sociale de la Région Hauts-de-France. Son ambition ? Identifier et aider des modèles innovants à essaimer et donner la possibilité aux territoires d'être moteurs dans le développement de l'innovation sociale.

 

 

 

 

 

 

Maire de la Ville de Roubaix depuis 2014, vous êtes également vice-président délégué à la rénovation urbaine, au logement, à l’innovation numérique et sociale de la Région Hauts de France depuis décembre 2015. Pourquoi cette délégation ?

J'ai travaillé pendant 15 ans dans le secteur privé avec pour mission d'intégrer le numérique et l'usage d'internet dans les entreprises. Je suis engagé dans la vie politique seulement depuis 2014 avec mon élection à la Mairie de Roubaix.

A la Région, je fais partie des politiques nouvelles avec une délégation dont le sens est de faire le lien entre la rénovation urbaine et l'innovation numérique et sociale. Une conseillère régionale, qui m'est rattachée, est déléguée à l'ESS. Porter l'innovation sociale est un vrai combat. Il s'agit de faire correspondre l'innovation technologique à la réponse de besoins nouveaux exprimés par les citoyens et donc à l'innovation sociale. L'enjeu est de pouvoir développer la réserve d'emplois qu'elle représente à l'échelle de notre grande Région, qui compte six millions d'habitants. Plus qu'un pays comme le Danemark !

Pour construire une politique contribuant à nos objectifs de campagne - l'emploi et le développement économique -, je me suis rendu dans différents territoires pour dénicher des acteurs de l'ESS qui pourraient aider. L'ESS représente plus de 13% des emplois, avec des emplois locaux non délocalisables et un potentiel pour les quartiers prioritaires. Nous voulons mettre les acteurs en réseau et avons organisé 4 tables rondes avec des chefs d'entreprises, des réseaux, associations et en dernier lieu les financeurs. Je suis très optimiste car non seulement les acteur sont nombreux en région mais les financeurs sont unanimes: l'argent n'est pas le problème, il existe, mais le nombre de projets "sourcés" est encore insuffisant.

 

Comment accompagner le développement de l'innovation sociale sur le territoire ?

En Picardie, le tissu est très intéressant avec l'Institut Godin, une grande force pour le territoire. Il faut continuer ce qui a été amorcé et capitaliser sur la nouvelle politique. Nous devons comparer deux territoires, deux politiques, trouver les atouts de chacun.

Le travail est d'identifier des modèles nouveaux et de les aider à essaimer. A l'image de Work&Co, espace de coworking associé à un restaurant et à une crèche à Dunkerque ou de l'entreprise sociale D.E.F.I.T.H 60 à Creil qui recycle des cartouches d'imprimantes selon un procédé innovant. Nous avons identifié des structures qui ont des modèles déjà stabilisées et qui créent de l'emploi. L'enjeu est de passer de modèles très subventionnés à des structures, certes aidées, mais avec des modèles économiques éprouvés. Nous évoluons dans un contexte d'argent public rare.

Nous souhaitons ouvrir le champ sur la commande publique et donner la possibilité aux territoires d'être moteurs et de développer ces initiatives.

 

Vous êtes vice-président d’une région aux nouvelles frontières. Comment s’organise l’élaboration des nouveaux dispositifs ?

Nous voulons travailler dans une logique d'écosystème, pouvoir jouer les facilitateurs et les connecteurs entre les acteurs. Plus on multiplie les dispositifs, plus c'est compliqué pour les porteurs de projets. Nous souhaitons aussi organiser des évènements, selon le principe du speed dating, pour mettre les financeurs autour d'une même table et leur permettre d'échanger sur les projets. L'enjeu est de simplifier pour plus d'efficacité.

Actuellement, nous travaillons à la coproduction de nouveaux dispositifs avec les acteurs en région et souhaitons garder les dispositifs qui ont prouvé leur efficacité.

 

La Région Haut de France a lancé un appel à manifestation d’intérêt sur l'innovation sociale en juillet. Qu’attendez-vous de ce dispositif ?

Afin de faire émerger et valoriser les initiatives existantes en Région, j'ai souhaité lancer un Appel à manifestation d'intérêt "Innovation sociale". Cela doit nous permettre de s'orienter vers un guichet unique pour les porteurs de projets socialement innovants, d'où qu'ils proviennent.

Si la palette d'outils de financement me semble satisfaisante, j'ai néanmoins souhaité mettre en place en lien avec la BPI un FISO (fonds d'innovation sociale), qui, doté de 3 M€, permettra d'accompagner les projets sous formes d'avances remboursables ou de prêts à taux zéro.

En complément, j'ai impulsé un nouveau dispositif "Ins'PIR" pour "Innovation Numérique et Sociale - programme d'initiative régionale". La logique est double; multiplier en Région l'organisation d'évenements créatifs afin de mixer les publics, là où naissent les innovations, et favoriser - via l'octroi d'une petite bourse (jusque 5 000€) - le passage de l'idée géniale à la création d'entreprise performante et donc accompagner la création d'emplois nouveaux.

 

La conférence régionale de l’ESS est prévue le 18 novembre. Pouvez-vous revenir sur le déroulement du processus de concertation qui permettra d'élaborer le volet ESS du schéma régional de développement économique ?

J’estime que le processus d’élaboration a commencé dès mes premiers rendez-vous avec les acteurs en région. Nous n'avons cessé d'y répéter que notre vocation est de construire la politique avec les têtes de réseaux et les acteurs locaux et non pas dans une démarche à l’ancienne, du haut vers le bas. Je suis ravi de la manière dont nous travaillons avec la CRESS et nous avons vocation à travailler de manière régulière avec les acteurs et les territoires. La méthode est de se mobiliser collectivement à travers un objectif de développement commun.

Nous voulons mettre l'ESS partout et d’être capable de dire combien d’emplois on créera dans ce secteur. La contribution de l'ESS se concrétisera au fur et à mesure des réussites. Des entreprises importantes, comme Vitamine T, peuvent nous permettre d’incuber les projets dans leur phase d'émergence. Cette dynamique peut faire gagner du temps à des porteurs de projets.

Nous avons la volonté d'étendre certaines dynamiques à l'échelle de la Région et d’avoir le leadership dans plusieurs domaines. La Région a lancé la Troisième révolution industrielle et l’ESS a une belle carte à y jouer. Roubaix est la première ville à avoir mis en place le zéro déchets. Cela a du sens d'étendre cette dynamique à l’échelle de la grande Région ! Pour y parvenir, il faut diffuser les politiques à tous les territoires et réfléchir en écosystème à la meilleure manière de gagner la bataille de l’emploi.

Propos recueillis par Pauline Bian-Gazeau @Avise

 

Martine Pinville : "Il faut créer la dynamique du changement d’échelle"

Martine Pinville Odile Kirchner 222Moins de deux mois après la nomination d’Odile Kirchner au poste de déléguée à l’ESS, Martine Pinville, secrétaire d’Etat à l’ESS et Odile Kirchner répondent aux questions du Fil Cides sur le transfert de l’administration de l’ESS à Bercy et la feuille de route ministérielle pour 2016… Interview.

 

 

 

Fil Cides : Madame Pinville, qu’est-ce qui vous a guidée dans la nomination d’Odile Kirchner à ce poste de déléguée interministérielle ?

Martine Pinville : En accord avec le Président de la République, j’ai fait de l’ESS un axe important de ma politique dans ce ministère qui compte par ailleurs l’artisanat, la consommation et le commerce. La loi de 2014, que l’on doit à Benoît Hamon, nous permet de travailler à ce changement d’échelle et c’est pour montrer le poids économique de cette économie sociale que je souhaitais que la délégation à l’ESS soit transférée de la délégation générale à la cohésion sociale (DGCS) à Bercy.
Odile Kirchner connait bien le monde de l’entreprise du fait de son parcours professionnel et elle a, en même temps, une connaissance de l’économie sociale et solidaire. En cela, elle intègre toutes les qualités pour travailler au changement d’échelle de l’ESS que je souhaite porter.

 

Odile Kirchner, pourquoi avoir souhaité prendre ces nouvelles fonctions ?

Odile Kirchner : J’ai un intérêt de longue date pour l’ESS, relié à des valeurs personnelles. Et si l’ESS n’a pas fait partie de ma vie professionnelle jusqu’à maintenant, cela fait partie de ma famille de vie. C’est vrai que j’ai un parcours diversifié, à la fois dans l’administration et dans de grandes entreprises. Avec mon précédent poste, j’avais déjà fait le choix de revenir à une mission d’intérêt général dans l’administration puisque j’étais secrétaire générale du Conseil national de l’industrie.
Le fil rouge entre toutes mes fonctions, c’est mon profil de développeuse. L’ESS existe depuis longtemps en France, il s’agit de lui donner un nouvel élan avec cette dynamique de changement d’échelle. Parce que je suis une développeuse, j’apprécie ce type de mission où il faut créer plus de synergie en fédérant les acteurs, en faisant converger l’ensemble des têtes de réseaux.
Il ne faut pas se priver d’être fier de ce que l’économie sociale et solidaire représente aujourd’hui : 10 % du PIB, 12 % de l’emploi salarié. Cela fait partie de ma mission que de mieux faire connaître certains aspects trop peu connus encore comme les règles d’affectation des résultats des excédents dans les coopératives et les mutuelles qui favorisent un réinvestissement fort des résultats dans les entreprises de l’ESS et les rendent plus résilientes que la moyenne. On l’a vu avec la progression de l’emploi dans l’ESS, malgré la crise.

 

Lire la suite de l'interview sur le site de Chorum Cides.

 

Sarcus: le pari réussi de la commune de Nogent-sur-Oise

Sarcus 222Il y a quelques mois ouvrait le Centre d’affaires et d’innovation sociale de Nogent-sur-Oise dans les locaux réhabilités d’un ancien hôtel.

 

 

A Nogent-sur-Oise, l’économie sociale et solidaire a pris ses quartiers dans un ancien hôtel de six étages, le Sarcus, à deux pas du centre-ville. Après une année de travaux, les chambres sont devenues en juillet 2014 des bureaux de 15 à 44m² pour des petites sociétés, des fondations d’entreprises, des banques mutualistes. Plus précisément, l’idée de la mairie était de créer un lieu qui accueillerait à la fois des entreprises du secteur économique traditionnel (SA, autoentreprises), et des initiatives relevant de l’ESS (associations, coopératives).
C’est ainsi qu’est né le Centre d’affaires et d’innovation sociale de Nogent, pour un coût de 5,5 millions, financés à hauteur de 30% par la commune. Le bâtiment de 3 000m² compte 50 bureaux, un hall d’exposition, un auditorium de 220 places, un restaurant d’insertion locavore lauréat du prix « Talent 2010 » ouvert aux usagers et au public, deux salles de formation. La gestion de la structure a été confiée à la BGE (ensemBle pour aGir et Entreprendre), une association de conseils pour la création et la reprise d’entreprises, qui occupe à elle seule tout un étage de l’immeuble.

 

L’accueil a été très positif, le taux de remplissage est déjà de 90%.
Guillaume Masson, directeur du Sarcus.

 

Des loyers incitatifs
Les occupants viennent d’horizons très divers : un cabinet d’avocats, une société spécialisée dans l’événementiel, une autre en charge d’activités de services, l’association ADAPEI qui œuvre pour le soutien des personnes handicapées mentales et de leurs familles, etc. « 15 entreprises ont pris pied dans le centre, il ne reste plus que 3 bureaux de libres sur 50. Tout était parti du constat que nous sommes sur un territoire où l’immobilier est cher, et que les entreprises locales trouvaient peu de lieux pour s’installer. » Guillaume Masson, directeur du Sarcus

Le Centre leur offre des prix de nature à les retenir sur place. De l’ordre de 115€ (HT) du mètre carré à l’année, plus 50€ (HT) de charges du mètre carré annuellement, pour un bureau de 16m², dans la partie réservée à l’hôtel d’entreprises. Soit un loyer de 2 640€ (HT) par an – environ 3 400€ TTC. Les tarifs sont moins chers dans la partie pépinière d’entreprises, réservée aux jeunes sociétés : moins de 2 000€ (HT) par an pour un même bureau de 16m² que précédemment.
Le Centre a été récompensé par Finance Innovation, l’un des sept pôles de compétitivité mondiaux spécialisé dans l’innovation en finance.

 

Plus d’infos :
http://sarcus-lecentre.org/
9 rue Ronsard, 60180 Nogent-sur-Oise 03 44 73 91 60 contact@sarcus-lecentre.org

Carole DELGA: "l'ESS est une économie qui montre le chemin pour demain"

Photo officielle Carole DELGA Crédit Margot LHERMITE 222Secrétaire d'Etat chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Economie sociale et solidaire, auprès du ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique.

Reconduite au poste de secrétaire d'Etat depuis le 26 août 2014, Carole Delga est en charge de l'Economie sociale et solidaire. Elle a notamment participé à l'adoption de la Loi ESS promulguée le 31 juillet et publiée au Journal officiel le 1er août 2014.

 

 

L'Economie sociale et solidaire est une économie de l'innovation et de la valorisation des potentiels locaux, dorénavant dotée de financements. Mais c'est aussi une économie de sens, fondée sur des valeurs qui placent l'homme comme acteur et moteur de l'entreprise. C'est une économie qui montre le chemin pour demain, vers une économie durable et responsable, positionnée autour de nos territoires et de leurs habitants. J'irai d'ailleurs dès la rentrée à la rencontre des acteurs de l'ESS sur tous nos territoires.

 


Carole Delga présente la loi ESS (Economie... par gouvernementFR

 

 Crédit photo : © Margot L’Hermite.

Source : www.economie.gouv.fr

Jean-François DARDENNE : "L'ESS est créatrice d'emplois"

JF Dardenne 222Maire de Nogent-sur-Oise

 

Depuis 2008 et son arrivée aux commandes de la 4e ville de l'Oise, la nouvelle municipalité s'attache à redynamiser la ville par l'économie et l'insertion par l'emploi.

 

 

Nous croyons que l'attractivité d'un territoire passe par un billet commun entrepreneurs/social. Mettre à disposition des entreprises des lieux pour qu'elles s'installent est nécessaire mais non suffisant. Le lien social, donc l'emploi, est le moteur de réussite d'un développement économique réussi, car il offre alors un véritable service rendu à la population en demande d'emploi.

 

Ainsi, la Ville de Nogent sur Oise a d'abord créé une direction de l'action économique urbaine qui accompagne les porteurs de projets et coordonne des actions d'insertion par l'emploi. La ville s'est portée naturellement sur l'économie sociale et solidaire comme alternative économique. L'ESS est en effet créatrice d'emplois à fort ancrage territorial, non délocalisables, et à forte valeur ajoutée sociale.

Les résultats sont là : pôle régional de l'ESS, accueil de 6 chantiers d'insertion employant jusqu'à 120 personnes par an, accueil du forum des métiers de l'ESS, ouvertures d'entreprises solidaires accompagnées (traiteur Séson, garage), membre du pôle de compétitivité mondiale "Finance Innovations", label X obtenu, la Fabrique à initiatives avec la BGE et la CRESS. Le projet phare dans ce domaine est la création du Centre d'Affaires et d'Innovation Sociale du Sarcus, véritable vitrine d'accueil de services mutualisés qui permettra dès janvier 2014 échanges et diffusion des pratiques solidaires avec 1200 m2 de bureaux pour les entreprises ESS ou non et une pépinière, un auditorium de 220 places, un restaurant et des salles de réunion.

 

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